L'évaluation

evalpic

ÉvalPIC est un accompagnement en évaluation sur mesure créé par Dynamo. Il vise à soutenir les quartiers engagés dans le Projet impact collectif (PIC) dans le développement d’une culture d’évaluation. Il cherche à mesurer les changements opérés afin d’améliorer et d’adapter les pratiques et de démontrer la valeur ajoutée d’une approche concertée et intégrée de lutte contre la pauvreté.

L’accompagnement de Dynamo mise sur la complicité, la collaboration, la coconstruction et l’intelligence collective. Dynamo a le souci de respecter et de s’adapter aux réalités, rythme, besoins et attentes de chaque collectivité.

Plus de détails sur le site de Dynamo

Cinq volets d’accompagnement sont présentement offerts :

  1. Les espaces d’échange et de réflexion
  2. Les ateliers collectifs
  3. La formation : « L’évaluation du changement en contexte collectif « 
  4. La documentation des apprentissages
  5. Les « Événements rassembleurs »

Les espace d’échange et de réflexion

Offerts pour la première fois en 2017-2018 en collaboration avec Dynamo aux partenaires locaux des projets soutenus par le PIC, les espaces d’échange et de réflexion se sont déroulés autour de trois thématiques :

  • Le déploiement du PIC dans nos milieux
  • La gouvernance des projets locaux
  • La collaboration dans l’action

Quelques témoignages

Qu’est-ce que ce type d’espace vous apporte dans le déploiement du PIC dans votre quartier?

 Ça m’a permis de prendre connaissance de l’expérience de chaque quartier et de réfléchir sur les enjeux rencontrés. Le PIC est un projet nouveau, avec un financement nouveau, de nouvelles méthodes, des liens avec les bailleurs de fonds différents de ce qu’on a connu. Il y a quand même eu un temps d’adaptation au début. J’étais très content de pouvoir partager avec les autres quartiers, de voir comment ça se passe chez eux, quelles sont leurs pratiques et les enjeux qu’ils rencontrent. Ça m’a permis de voir que les enjeux sont assez similaires d’un quartier à l’autre même si on ne travaille pas toujours sur les mêmes thématiques.

Plusieurs quartiers semblent dire qu’il a fallu se réorganiser quand le PIC est arrivé. On a dû se questionner. Comment fait-on pour mobiliser tout le monde, pour intégrer tous les acteurs du quartier? Quel sera notre modèle de gouvernance? Comment bien intégrer le PIC avec le modèle qu’on a déjà et le travail qui se fait déjà au sein de nos tables de quartier et de nos comités de travail?

Avez-vous des exemples de retombées de ce que vous avez capté, appris ou transmis?

Les discussions ont été très inspirantes sur le sujet de la gouvernance. Où se prennent les décisions? C’est une réflexion qu’on mène depuis le début dans notre quartier. Nous avons 18 groupes au sein de notre comité de pilotage auxquels s’ajoutent les associations de résidents. J’ai beaucoup appris sur le sujet en échangeant avec des représentants de tables plus vieilles que la nôtre. On a créé des liens et cela nous amène à organiser, en mai prochain, une journée de réflexion stratégique au cours de laquelle nous aborderons notamment la question de la gouvernance.

Au-delà des retombées, quels sont vos coups de cœur, ainsi que les idées clés retenues?

Je retiens qu’il faut faire confiance au projet et aux personnes qui s’impliquent. J’ai le sentiment que l’arrivée du PIC a bousculé pas mal de choses dans les communautés, mais durant ces espaces d’échange et de réflexion, je me suis rendu compte que toutes celles qui ont choisi de relever le défi avancent à leur rythme en traversant les obstacles les uns après les autres. Mes coups de cœur, ce sont les apprentissages de ces communautés partagés dans ces espaces.

Qu’auriez-vous à dire à des personnes qui n’ont pas assisté aux rencontres pour les encourager à participer?

C’est un bel espace pour prendre du recul, voir ce qui se passe ailleurs et partager des expériences. C’est certain que ça nous demande du temps, mais ça vaut la peine. On a tellement souvent le nez collé dans nos projets qu’on se donne rarement des moments pour prendre ce recul qui nous permet même parfois de trouver des pistes de solution pour débloquer des situations que l’on vit dans nos quartiers.

Trois mots pour décrire ces espaces

Inspiration — Collaboration — Confiance

 

Qu’est-ce que ce type d’espace vous apporte dans le déploiement du PIC dans votre quartier?

Pour nous, dans l’Ouest-de-l’Île, les espaces ont été des moments d’arrêt pour réfléchir à ce qu’on avait fait, à ce qu’il restait à faire, mais aussi des moments pour prendre conscience de ce qui se passait dans d’autres quartiers. On a tendance à être vraiment concentré sur notre territoire et sur sa complexité. Prendre du recul nous a permis de remettre les pendules à l’heure pour ensuite aller nourrir l’énergie de nos équipes. Aussi, sans ces espaces, j’avoue que je n’aurais aucune idée de ce qui se vit dans les autres quartiers autour du PIC.

Les espaces de réflexion nous ont beaucoup rassurés dans L’Ouest-de-l’Île. On avait souvent l’impression qu’on n’avançait pas assez vite, ou que notre impact n’était pas assez grand. Les discussions nous ont donné confiance. Ça nous a aussi permis de partager nos bons coups, ce qu’on n’a pas souvent l’occasion de faire. C’est agréable de discuter avec des gens qui comprennent facilement nos enjeux, nos questionnements et nos idées. On peut bâtir rapidement sur l’idée de l’autre. C’est merveilleux!

Avez-vous des exemples de retombées de ce que vous avez capté, appris ou transmis?

On a développé des relations avec des quartiers qui sont proches de nous comme LaSalle et Lachine. On a créé des liens intéressants avec plusieurs membres de ces communautés. C’est une retombée importante. On a le goût de travailler ensemble. Il y a beaucoup de ressemblance dans ce qu’on fait au niveau de la sécurité alimentaire.

J’ai aussi beaucoup réfléchi sur la question de la gouvernance. J’ai réalisé que nos ententes de principe ou nos ententes collectives gagneraient à avoir une date de péremption. Il faut se dire les vraies choses au moment de nos ententes, prendre le temps d’expérimenter, puis réévaluer nos façons de faire, parce que l’action collective, ça bouge, c’est vivant. Une entente sur trois ou cinq ans, c’est peut-être moins réaliste que de se dire : « on essaie cela pendant un an, puis, on revisite et on se donne d’autres objectifs. »

Au-delà des retombées, quels sont vos coups de cœur, ainsi que les idées clés retenues?

Mes coups de cœur, ce sont les gens… à 100 %. Maintenant quand j’arrive dans ces rencontres, bien au-delà des thématiques abordées, j’ai hâte de voir les collègues, de savoir comment ils vont, qu’est-ce qui se passe chez eux, de me nourrir, d’être inspiré par eux. Parce qu’au fond, c’est ça l’action collective, c’est les gens.

Puis, je sais que c’est un classique, mais parmi les idées clés, il y a le rythme. Chaque collectivité avance à un rythme différent. Respecter cela, ainsi que le rythme de notre propre collectivité, puis se respecter nous-mêmes là-dedans, c’est une idée qui m’est restée. Chaque quartier est différent. Il n’y a pas de recette miracle. Chacun doit trouver la sienne.

Qu’auriez-vous à dire à des personnes qui n’ont pas assisté aux rencontres pour les encourager à participer?

C’est une opportunité incroyable de rencontrer nos partenaires, d’avoir des conversations honnêtes, non seulement avec nos pairs des autres quartiers, mais aussi avec Centraide. Je n’avais jamais eu de conversations aussi vraies que dans ces espaces-là. On est tous là pour la même raison, avoir le plus d’impact possible sur les populations vulnérables, et pour y arriver, on se pose les vraies questions, de façon honnête et transparente. Faire partie de cette réflexion-là, à mon avis, ça ne peut être qu’enrichissant.

Trois mots pour décrire ces espaces

Soutien — Inspiration — Énergie