Cinq quartiers montréalais sur le chemin de l'impact collectif

En 2016, au moment du lancement du PIC, Dynamo, Ressource en mobilisation des collectivités implantait ÉvalPIC, une stratégie de soutien en évaluation dont l’un des volets visait à documenter les apprentissages et les transformations dans les cinq quartiers PIC recevant un financement soutenu.

Centre-Sud
Côte-des-Neiges
Parc-Extension
Saint-Léonard
Saint-Michel

Que nous apprend le terrain en termes de processus et de résultats ?

En bref, depuis l’arrivée du PIC

* Les partenaires mobilisés autour des démarches sont plus nombreux et diversifiés.
* On note une augmentation des actions concrètes pour faciliter la participation citoyenne dans les démarches de planification.
* Les quartiers ont davantage accès à des acteurs d’influence, tels des partenaires financiers et des chercheurs.
* Ils sont plus aptes à planifier, à évaluer et à réaliser la mission de leur table locale, et ce, grâce au soutien financier, mais également à celui de Dynamo en évaluation et planification.
* On passe d’une démarche intégrée où les actions se veulent complémentaires à une démarche beaucoup plus systémique où les acteurs ont une vision d’ensemble du système dans lequel ils agissent avec d’autres partenaires et établissent des liens d’influence ayant un effet levier important.
* On reconnaît une plus grande légitimité aux tables de quartier.
* On souhaite revoir les modes de gouvernance de la concertation dans les quartiers.

 

Les défis

* Une communication à parfaire dans un système complexe.
* Une perception différente du processus chez les parties prenantes du PIC : pour les uns, les changements tardent à venir, alors que pour les autres, les changements bousculent!
* La complexité de l’environnement et le peu de temps d’appropriation des nouvelles façons de faire qui déstabilisent l’ensemble des parties prenantes. Cela nécessite régulièrement des temps de réajustement.

Les changements de pratiques

* Le fait de travailler sur la base de changements mesurables dans le temps.
* L’arrivée de nouveaux acteurs d’influence dans les quartiers.
* La gestion des controverses et les tensions.
*Le fait de travailler en amont à partir d’une stratégie de changement. Cela constitue un changement de paradigme et de pratique dans l’exercice d’une planification stratégique collective. C’est aussi un changement de posture pour l’ensemble des acteurs du quartier, ce qui bouscule les principes établis.
* Le fait d’intégrer les partenaires en amont, autour du plan global, alors qu’il n’y a pas si longtemps, on faisait cadrer certaines actions avec certains financements.
* L’implication du partenaire financier dans le design des projets avec la collectivité, ce qui influence la façon dont les fonds sont investis dans les communautés.

Au-delà des changements

* Le PIC est perçu comme un déclencheur qui amène les quartiers à se questionner et à renouveler positivement leurs modes de gouvernance.
* Le nouveau rôle de « connecteurs » des conseillers de Centraide facilite les innovations dans les quartiers.
* Des liens se sont établis avec de nouveaux partenaires d’influence pour la facilitation des projets. Cette stratégie pourrait avantageusement s’étendre à un plus grand nombre de réseaux et de secteurs d’intervention, tels les entrepreneurs, et être orchestrée de façon plus systémique.

Consultez le bilan complet